Ardéchoise, défi lancé… et relevé !

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Ardéchoise 2018Notre Ardéchoise, cette course mythique… Nous sommes cinq cyclotes du club à y participer. J’ai été désignée pour en faire le résumé… mais par où commencer ?

Par la fin ? A faire et à refaire…
Par le milieu ? Une randonnée incroyable…
Par le début ? Une escapade extraordinaire entre filles…

Le contexte tout d’abord… la décision de participer à cette édition 2018 a été chaotique, mais, enfin, Ardéchoise nous voilà ! Pour vous planter le décor : imaginez une virée entre copines représentant cinq générations différentes… Francette, Charlotte, Marie-Claude, Laurence et moi-même dans une même petite chambre… Je vais rester discrète sur notre soirée quelque peu désordonnée. Fous rires et délires complices sont au rendez-vous, peut-être avons-nous besoin de nous détendre pour éviter que le stress nous fasse perdre les pédales ? Une lichette de Jurançon avant le coucher a eu raison de notre excitation manifeste. (Nous en profitons pour nous excuser de l’hypothétique nuisance sonore causée aux cyclos des chambrées masculines contiguës).

Départ de notre gîte à la fraîche
Départ de notre gîte à la fraîche

Pas besoin de réveil matin, c’est à 5h00 tapantes que notre Francette sonne la cloche… et je peux vous assurer que l’on ne discute pas ! Petit-déjeuner, photos au départ, et hop ! c’est parti pour rejoindre Saint-Félicien, en vélo bien entendu…

Impressionnant le départ de la course ! Des milliers de cyclos, heureux, sifflotant, déboulent de tous les côtés avec leurs rutilantes montures, il y en a de partout, prêts à mouliner du braquet… nous échangeons avec nos voisins de selle en attendant notre tour… C’est Francette, qui, comme à l’habitude, fait sensation. Ah, notre Francette, notre « méritante » comme nous la surnommons avec grande fierté. Les « petits jeunes » s’attroupent autour d’elle avec grande curiosité quant à l’agencement de ses sacoches.

Traversée du Doux en arrivant à Lamastre
Traversée du Doux en arrivant à Lamastre

C’est la socquette légère et des barres de céréales plein les poches que nous voilà parties pour une expérience unique, une première du genre pour la plupart d’entre nous (Charlotte est la seule coutumière des lieux). Des vélos, encore des vélos, toujours des vélos. Un arc en ciel de cyclos rayonnants de bonheur, des animations entraînantes, des spectateurs et bénévoles stimulants, des couleurs et des ravitos requinquants, une orchestration festive sans fausse note… C’est en cadence que nous avalons les bosses et au rythme des dénivelés les discussions font place à un concert de respirations temporisées de silences chargés d’adrénaline.

Nous roulons derrière Charlotte en file indienne et restons sagement sur la droite (l’utopie du capitaine de route !), gardant manettes de freins et vitesses à portée de mitaines… Il est évident qu’une telle concentration de roues dans un même rayon nécessite une grande vigilance… Notre Francette veille au grain, et houspille les chenapans du guidon qui dérogent à la règle du bon cyclo, les invectivant d’un « sacré nom d’une pipe, petit voyou ! ».

Sur la route
Sur la route

Que dire également de ces paysages, de la lumière ? Pour une fois, mes copines ne rouspètent pas lors de mes arrêts photos, trop contentes que cette journée magique soit immortalisée. Mais la palme du parfait cyclo « musardeur » est unanimement décernée à notre Marie-Claude qui en profite pour faire la cueillette de noix et la causette aux chevaux ! (nous tairons ici le sobriquet dont nous l’avons affublée). Non mais franchement… (on t’adore Marie-Claude !)

Et puis il y a l’arrivée… A l’euphorie du cyclo qui nous aura portées tout au long du parcours, se succèdent le relâchement puis la fatigue… La chaleur, le tohu-bohu, tout se fait maintenant sentir, un dur retour à la réalité s’impose : c’est terminé !

Nous errons jusqu’à notre gîte pour décrasser nos pignons et profiter une dernière fois de ce que la nature nous offre.

Dans les rayons de notre gîte
Dans les rayons de notre gîte

Mais qui a dit que la fête était finie ? Ce serait mal nous connaître ! Rien ne vaut une bonne douche pour se remettre en selle. Laurence dégaine ses fromages fermiers tandis que Francette troque ses bidons pour des fioles de doux spiritueux (c’est-à-dire que nous étions rationnées, mais chut ! j’ai promis de ne rien dire !)… et nous retraçons la route mais en roue libre cette fois ! Notre discrétion notoire n’est pas sans intriguer les voisins cyclos qui passent par là.

C’est aussi ça l’Ardéchoise : l’occasion de rencontrer d’autres passionnés de la Petite Reine, de contrées lointaines, et d’échafauder des projets de chassés croisés entre nos territoires respectifs ! Un grand salut aux sémillants cyclos du « Club de la Vallée de Chevreuse  » (CCVC 91), qui se sont joints à notre frugal apéritif, et merci aux bienveillants cyclos des « Marcassin Taquin de Quincampoix » pour leur aide efficace lors du harnachement de nos montures au départ.

Hé ! les copains, les cols de Haute-Savoie vous attendent !

« Saperlipopette ! » comme dirait Francette, quelle belle expérience cette Ardéchoise ! Nous sommes enchantées, à notre niveau, d’avoir relevé le défi.

Bilan du périple :

  • 105 km total parcourus (85 km parcours Le Doux + 20 km AR au gîte)
  • Les Cols traversés : Boze (460m), Buisson (920m), Tracol (971m), Les Grands (1009m), Lalouvesc (1092m), Faux (1021m)
  • 1700m de D+ selon OpenRunner (2300m pour Strava)
  • Point culminant : 1098m / le plus bas : 374m
  • 15,3 km/h de moyenne
  • Arrêt à presque tous les ravitos (pour en avoir sous la pédale)
  • Couleurs dominantes : jaune et violet
  • 5 générations de femmes (cumulant 325 ans de personnalité féminine)
  • Multitude de fous rires pour quelques jurons
  • Un séjour inoubliable… à faire… et à refaire

Pour tout savoir sur l’Ardéchoise : www.ardechoise.com

J’ai demandé à mes copines de me définir en un seul mot cette aventure… voici leurs impressions : « Surréaliste » – Charlotte, « Superbe » – Francette, « Mémorable » – Laurence, « Festif » – Marie-Claude… en ce qui me concerne, ce sera « Complicité » !

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Cet article a également été publié
dans la revue Fédérale de octobre 2018

Epilogue… Oh ! Que nous étions fières de notre modeste peloton aux couleurs Haut-savoyardes portées haut et fort par des « compatriotes » ! Dès notre arrivée, au point retrait des dossards, nous avons eu l’agréable surprise de rencontrer la dynamique Catherine BORGEAIS-ROUET, présidente du CODEP 74-FFvélo, impressionnante par tant d’énergie déployée à la promotion du cyclotourisme dans notre belle région ; ainsi que l’inépuisable Annécienne Martine MISSLIN-MORAND, au gouvernail de l’association humanitaire « La Septantaide », qui lance son 3e défi solidaire … Vous nous représentez magnifiquement et nous vous en remercions.

Cyclo rédacteur : Marie-Cécile, secrétaire des cyclos

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